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Plus d'un mois après l'effondrement de sa coalition gouvernementale, Olaf Scholz perd la confiance des députés. Un résultat voulu par le chancelier et consécutif d'un vote au Bundestag, qui s'est déroulé ce lundi en milieu d'après-midi. Parmi les députés présents à la chambre basse du parlement, 394 ont voté contre la confiance,

tandis que 207 ont voté pour, avec 116 abstentions, a annoncé la présidente du Bundestag.


Olaf Scholz va désormais demander au chef de l'Etat Frank-Walter Steimeier de dissoudre le Bundestag, afin de permettre la tenue du scrutin le 23 février dans la première économie européenne. Cette séance parlementaire a débuté à 13 heures locales (midi à Paris) par une déclaration du chancelier, et s'est suivie d'un débat, puis du vote.


Pour rappel, la coalition gouvernementale avait implosé le 6 novembre, après le limogeage du ministre des Finances libéral, après des différends insurmontables sur la politique économique et budgétaire. Depuis, Olaf Scholz dirige un gouvernement minoritaire entre son parti social-démocrate et les Verts.

 

Scholz appelle à investir « massivement »

Avant ce vote, le chancelier a donné un discours dans lequel il a insisté sur la relance économique de l'Allemagne. « Aujourd'hui, une puissance nucléaire fait la guerre en Europe à seulement deux heures de vol d'ici. Nous devons investir massivement dans notre sécurité et notre défense », a notamment expliqué le chancelier.

Évoquant plus généralement l'avenir économique du pays, il a jugé qu'il était « grand temps d'investir avec force et détermination en Allemagne ». De cette question des investissements « dépend tout le reste, notre sécurité, notre prospérité future, la compétitivité de notre économie, un bon emploi et une bonne formation, et enfin la cohésion sociale dans le pays », a-t-il jugé.


« Ordinateurs quantiques, biotechnologie, intelligence artificielle, semi-conducteurs ou technologie des batteries, tout cela est nécessaire en Allemagne de toute urgence pour que nous restions un pays industriel fort », a argumenté à ce sujet le chancelier, alors que l'Allemagne est menacée d'une deuxième récession annuelle d'affilée et traverse une profonde crise industrielle.

 

« S'il y a un pays dans le monde qui peut se permettre d'investir dans l'avenir, c'est bien nous », soulignant que l'endettement de l'Allemagne tournait autour de 60% du PIB quand il dépasse 100% dans la plupart des autres pays du G7. Cet aspect est « si fondamental » qu'il doit être tranchée par les électeurs, a-t-il aussi jugé, se posant en partisan de la dépense publique, face à son rival conservateur et chef de l'opposition, Friedrich Merz, qui le devance dans les sondages.

D'ailleurs, ce dernier a accusé ce lundi Olaf Scholz, de laisser le pays « dans l'une des pires crises économiques de l'après-guerre ». « Vous avez eu votre chance, vous ne l'avez pas saisie », a aussi lancé le chef du camp conservateur CDU/CSU, et favori pour remplacer Scholz à la tête du pays.

Un scrutin perdu d'avance ?

Ce sabordage planifié de la part du dirigeant de 66 ans, au pouvoir depuis fin 2021, s'inscrit dans le cadre d'une grave crise que traverse la première économie européenne, autrefois modèle de stabilité politique. Malgré son impopularité chronique et l'échec de sa coalition, l'imperturbable dirigeant social-démocrate veut croire en ses chances d'un second mandat. Depuis l'après-guerre, quatre chanceliers seulement ont posé la question de confiance au Bundestag, souvent pour provoquer des élections.

A ce stade, les sondages lui accordent peu d'espoir. Résultat, l'Allemagne se dirige vers une alternance politique avec le camp conservateur CDU/CSU, mené par Friedrich Merz. Il est donné nettement gagnant, fort de 30 à 33% des intentions de vote. Le parti d'extrême droite, Alternative pour l'Allemagne (AfD), est crédité de 17 à 19,5%, mais les autres formations excluent toute coopération avec lui. Le SPD engrangerait 15% à 17% des voix, les Verts de 11,5% à 14%.


Dans l'état actuel des forces, un futur gouvernement mené par Friedrich Merz, en coalition avec le SPD, constitue le scénario le plus probable. Olaf Scholz a exclu la semaine passée de servir comme vice-chancelier dans un tel cas de figure. Sur ce point, les deux hommes sont d'accord.

« L'association Merz-Scholz et Scholz-Merz sera terminée d'une manière ou d'une autre le 23 février. Dans toutes les constellations possibles et imaginables », a déclaré Friedrich Merz au quotidien Rheinische Post.

Mais le chancelier a déjà prouvé sa capacité à déjouer les pronostics en remportant les élections en 2021, contre toute attente. Les sociaux-démocrates ne perdent d'ailleurs pas une occasion de souligner l'inexpérience de Friedrich Merz, mis sur la touche autrefois par l'ancienne chancelière Angela Merkel (2005-2021), et qui n'a jamais occupé de poste de ministre ou de maire.

Un modèle en crise

Si la guerre en Ukraine jouera un rôle important dans les débats, la future campagne électorale va d'abord « tourner autour des questions économiques et sociales », anticipe Claire Demesmay, chercheuse associée au Centre Marc Bloch de Berlin. L'Allemagne est « en proie au doute, le modèle allemand est en crise », souligne-t-elle.

Menacée d'une deuxième récession annuelle d'affilée, l'Allemagne est aux prises avec une grave crise industrielle. Berlin redoute particulièrement des répercussions pour ses exportations avec l'élection de Donald Trump. « Et le SPD veut évidemment se positionner sur ces questions », ainsi que celle « extrêmement importante » des emplois industriels après des annonces en cascade de plans sociaux.

 


D'autant que l'économie allemande risque encore de rouler à petite vitesse les deux prochaines années. Les prévisions actualisées de la Banque fédérale d'Allemagne douchent les espoirs d'un rebond rapide : la « Buba » prévoit une hausse de 0,2% du PIB l'an prochain, contre 1,1% dans ses dernières estimations.

La stratégie d'Olaf Scholz jusqu'à présent : « Promettre la lune », tacle le quotidien Süddeutsche Zeitung, qui juge peu réalistes les promesses de primes européennes pour les voitures électriques ou d'une réduction de la TVA sur les produits alimentaires à 5% pour soulager les foyers vulnérables. Friedrich Merz, ancien avocat d'affaires, mise, lui, sur un programme typiquement conservateur visant à renforcer la sécurité intérieure, durcir les procédures d'asile, soutenir familles et entreprises par des allègements fiscaux.

La Tribune avec AFP

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