Les autorités chinoises ont rappelé, le lundi 12 janvier 2026, que les pays d’Amérique latine demeurent libres de définir eux-mêmes leurs relations de coopération internationale. Cette position a été exprimée par Mao Ning, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, lors d’un échange avec la presse à Pékin.
Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par des propos attribués au président américain Donald Trump, qui aurait estimé que l’achat de pétrole vénézuélien par certains pays, notamment la Chine et la Russie, devrait être soumis à un contrôle américain. Une affirmation à laquelle la diplomatie chinoise a répondu en mettant en avant le principe de souveraineté des États.
Pour Pékin, les pays d’Amérique latine, en tant qu’États indépendants, disposent du droit légitime de choisir leurs partenaires économiques et politiques, sans ingérence extérieure. La porte-parole du ministère a insisté sur le fait que ces décisions relèvent exclusivement de la volonté des gouvernements concernés.
Mao Ning a également indiqué que la Chine entend poursuivre sa coopération avec les pays de la région sur la base du respect mutuel et des intérêts partagés. Elle a précisé que cette orientation s’applique à l’ensemble de l’Amérique latine, y compris au Venezuela, indépendamment des fluctuations du contexte international.
Par cette prise de position, Pékin réaffirme les fondements de sa diplomatie en faveur du multilatéralisme et du refus des pressions unilatérales, tout en soulignant sa volonté de maintenir des partenariats économiques et stratégiques durables avec les pays latino-américains.
Mathias Zinsou

