
Plusieurs mois après l’arrestation de Blaise Lasm, la procédure engagée à son encontre demeure marquée par une communication officielle très limitée. Jusqu’à présent, aucune précision détaillée n’a été rendue publique concernant les faits qui lui seraient reprochés, ce qui entretient interrogations et commentaires dans l’espace public.
Alors qu’il se trouvait déjà en détention, une séquence électorale est venue brièvement raviver l’intérêt autour de sa situation. Cet épisode a relancé les discussions sans toutefois fournir d’éléments nouveaux sur le contenu du dossier ni sur son évolution judiciaire.
Des proches du mis en cause évoquent une détention qui se prolonge sans visibilité claire sur les charges, estimant ne pas disposer d’informations précises. De leur côté, les autorités judiciaires maintiennent la réserve habituelle qui accompagne les enquêtes en cours, la phase d’instruction se déroulant généralement dans la confidentialité.
Cette situation se traduit par une absence prolongée de Blaise Lasm du débat médiatique et politique. Elle intervient à une période d’activité pour sa formation politique, engagée dans une dynamique interne marquée par plusieurs prises de parole de ses responsables, sans que cela ne modifie le cours de la procédure.
Des observateurs rappellent néanmoins que certains dossiers judiciaires, restés longtemps discrets, ont déjà évolué après plusieurs mois de détention provisoire, avec l’annonce d’audiences ou de procès. Une évolution comparable n’est donc pas exclue.
À ce stade, la procédure opposant le ministère public à Blaise Lasm reste ouverte. L’attention se porte désormais sur une éventuelle comparution devant la juridiction compétente, qui pourrait également concerner d’autres personnes citées dans l’affaire, notamment Dahi Nestor et le maire de Lakota, Dalli Prince Arthur, présenté comme s’étant mis à la disposition de la justice dans le cadre de l’enquête.
Beaucoup attendent désormais que les prochaines étapes judiciaires permettent d’apporter des éclaircissements sur la suite du dossier.
Estelle Mintanie
