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Le phénomène prend une tournure préoccupante. Plus de 250 personnes seraient aujourd’hui prises en charge après avoir subi les effets de produits cosmétiques jugés non conformes. Une situation qui pousse Marcellin Doh à demander une réaction rapide des autorités ivoiriennes et une meilleure information des consommateurs.

Lors d’une déclaration faite ce mercredi 19 août 2026 au siège de l’ONG CEMC-CI, à Yopougon Bimbresso, le responsable a particulièrement insisté sur la nécessité de rendre publique la liste des produits cosmétiques considérés comme dangereux par l’Autorité ivoirienne de Régulation Pharmaceutique (AIRP). Pour lui, les consommateurs doivent pouvoir identifier clairement les produits à éviter avant qu’ils ne provoquent de nouveaux dommages.

Marcellin Doh estime que les conséquences de l’utilisation de certains produits vont bien au-delà de simples réactions passagères. Il évoque des cas pouvant entraîner des séquelles durables chez les personnes exposées. « Lorsque le corps est impacté, les conséquences peuvent être atténuées, mais les marques ne disparaissent jamais », a-t-il déclaré.

Pour appuyer son interpellation, il a également évoqué le décret n°2015-288 du 29 avril 2015, qui prévoit notamment des mesures d’autorisation, de contrôle, de suspension, d’interdiction et de retrait des produits cosmétiques lorsqu’ils représentent un risque pour la santé publique.

Le responsable demande ainsi aux ministères en charge de la Santé et de l’Hygiène publique, du Commerce et de l’Industrie, ainsi que de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, de renforcer les mesures de protection des consommateurs. Il souhaite notamment que les produits présentant un danger avéré soient clairement identifiés, retirés des circuits de commercialisation et que le public soit rapidement informé.

Les chiffres avancés lors de la déclaration donnent une idée de l’ampleur de la situation. Plus de 250 victimes bénéficieraient actuellement d’un accompagnement comprenant, entre autres, des consultations médicales et des soins gratuits.

Depuis Yopougon Bimbresso, l’appel lancé est donc celui d’une action rapide : mieux informer les populations, empêcher la circulation des produits à risque et assurer un suivi aux personnes déjà touchées. Pour les victimes, l’enjeu ne se limite plus à faire disparaître les effets immédiats de ces produits, mais à éviter que certaines conséquences ne s’installent durablement.

 

Estelle Mintanie