
Réunis à New Delhi à l’occasion du 18e Sommet des BRICS, les dirigeants du groupe ont placé la coopération entre les pays émergents et en développement au cœur des discussions. Pour le président chinois Xi Jinping, qui a pris la parole lors des différentes sessions du sommet, les vingt années d’existence du mécanisme BRICS témoignent d’une évolution profonde de la coopération entre les pays du Sud global et de leur volonté croissante de peser davantage dans les affaires internationales.
À l’occasion de cet anniversaire, Xi Jinping a dressé un bilan qu’il présente comme celui de deux décennies d’indépendance, de solidarité et de coopération. Selon lui, les pays membres ont progressivement recherché des trajectoires de développement adaptées à leurs réalités nationales, tout en renforçant leur capacité à agir collectivement face aux crises internationales. Il a notamment cité la crise financière mondiale, la pandémie de COVID-19 et les enjeux liés au changement climatique parmi les défis auxquels les BRICS ont cherché à apporter des réponses communes.
Le président chinois a également mis en avant l’élargissement du groupe et la diversification de ses mécanismes de coopération. Au fil des années, les BRICS ont développé des échanges dans plusieurs domaines, allant de l’économie et de la finance aux technologies, à l’industrie, à la recherche et aux questions de développement. Pour Pékin, cette évolution traduit l’émergence d’une plateforme de coopération de plus en plus importante pour les économies émergentes et les pays en développement.
Dans son intervention, Xi Jinping a inscrit cette dynamique dans un contexte international marqué, selon lui, par de profondes transformations. Il a estimé que le renforcement du Sud global et l’évolution vers un monde multipolaire constituent des tendances majeures de la période actuelle. Il a parallèlement dénoncé ce qu’il décrit comme la progression de l’unilatéralisme et de la politique du plus fort, ainsi que les difficultés rencontrées par le multilatéralisme et les institutions internationales.
Le chef de l’État chinois a ainsi appelé les pays des BRICS à jouer un rôle accru dans l’évolution de la gouvernance mondiale. Il a notamment plaidé pour un ordre international qu’il souhaite plus représentatif et plus équitable, ainsi que pour une application cohérente du droit international. Il a également insisté sur plusieurs principes, parmi lesquels l’égalité souveraine des États, la non-ingérence dans les affaires intérieures et le règlement pacifique des différends.
Cette vision s’accompagne d’un appel à renforcer la place des pays en développement au sein des institutions internationales. Xi Jinping a défendu la poursuite des réformes du système multilatéral, notamment au sein des Nations unies et de l’Organisation mondiale du commerce. Il a également appelé à une évolution de l’architecture financière internationale afin d’accroître la représentation et la capacité d’expression des pays en développement.
Les questions de développement, de sécurité et de climat occupent également une place importante dans cette approche. Le président chinois a appelé à poursuivre la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations unies, à renforcer la coopération face aux différents
Si vous le souhaitez, je peux aussi en faire une version plus courte et plus percutante, au style d’un article de presse publié sur un site d’actualité, avec un ton moins institutionnel et davantage axé sur les enjeux géopolitiques.
Mathias Zinsou

