
Une forte émotion a marqué la communauté chrétienne de la paroisse Saint Joseph le Charpentier de Daloa, le dimanche 24 mai 2026. À l’issue de la célébration de la Pentecôte, les fidèles ont pris part à la cérémonie de dédicace de Merci Maman, une œuvre signée de Monsieur Gbaï Séri Théodore, directeur des ressources humaines chevronné et Officier de l’Ordre du Mérite ivoirien. Un moment symbolique organisé au cours du mois consacré aux mères, et placé sous le signe de la reconnaissance.
À travers cet ouvrage empreint d’émotion et de souvenirs, l’auteur rend un vibrant hommage à sa mère, Gbotta, tout en célébrant toutes les femmes qui, par leurs sacrifices silencieux et leur détermination, participent à la réussite de leurs enfants. Merci Maman se veut ainsi un témoignage universel dédié à ces figures maternelles souvent discrètes mais essentielles.
Prenant la parole après la séance de dédicace, Gbaï Séri Théodore a expliqué les raisons profondes qui l’ont conduit à écrire ce livre. Selon lui, cette œuvre est née d’un besoin de reconnaissance envers celle qui l’a élevé, mais aussi envers toutes les mères qui consentent d’immenses sacrifices pour offrir un avenir meilleur à leurs enfants.
« Ma motivation, c’est d’honorer ma mère et, à travers elle, toutes les mamans. Lorsqu’on regarde en arrière, on réalise les difficultés traversées, les privations et la résilience dont elles ont fait preuve pour nous permettre d’aller à l’école, d’avoir une éducation et de bâtir notre personnalité », a-t-il confié.
L’auteur souligne également qu’il a souhaité immortaliser ces souvenirs afin de rappeler aux enfants la dette morale qu’ils ont envers leurs parents. « Très souvent, les enfants oublient ce que leurs mères ont enduré pour eux. Quant aux mamans, elles parlent rarement des sacrifices consentis. J’ai voulu écrire ce livre pour porter ce message haut et fort », a-t-il expliqué.
Pour Gbaï Séri Théodore, Merci Maman repose sur deux valeurs fondamentales : la gratitude et la reconnaissance. Il invite chacun à apprendre à observer, apprécier et valoriser les efforts consentis par les parents, tout en leur exprimant cette reconnaissance de leur vivant.
L’auteur élargit également la notion de maternité au-delà du lien biologique. Selon lui, le terme « mère » englobe toutes les femmes qui jouent un rôle protecteur et éducatif dans la vie d’un enfant, qu’il s’agisse d’une grand-mère, d’une tante, d’une sœur, d’une voisine ou de toute autre figure maternelle.
En guise de conclusion, il a insisté sur l’importance de perpétuer cette reconnaissance, même après la disparition des êtres chers, en honorant leur mémoire, en respectant leurs valeurs et en menant une vie dont elles pourraient être fières.
Israël Kouamé
Correspondant régional
