La dynamique des relations économiques entre la Côte d’Ivoire et la Chine continue de s’accélérer. En 2025, les échanges commerciaux entre les deux pays ont franchi un nouveau cap avec un volume global de 7,42 milliards de dollars, soit près de 4 272 milliards de FCFA. En l’espace d’un an, ce montant a progressé de 46,9 %.
Ces chiffres témoignent du poids grandissant de la Chine dans l’économie ivoirienne. Ils ont été présentés le 31 juillet 2026 à Marcory par l’ambassadeur de Chine en Côte d’Ivoire, Wu Jie, à l’occasion de l’assemblée annuelle de la Chambre de commerce des entreprises chinoises en Côte d’Ivoire (CCE-CI).
Pour le diplomate chinois, cette progression s’accompagne d’une présence toujours plus visible des entreprises chinoises sur le terrain ivoirien. Plusieurs projets majeurs ont ainsi été achevés au cours de la période écoulée, dans des secteurs aussi variés que l’énergie, l’eau, les transports, l’agro-industrie et la formation.
Wu Jie a notamment évoqué la centrale hydroélectrique de Gribo-Popoli, les travaux d’alimentation en eau de douze villes, l’échangeur du carrefour Akwaba et l’usine de transformation du cacao d’Abidjan. À cette liste s’ajoutent sept établissements de formation professionnelle. Ces infrastructures, désormais livrées aux autorités ivoiriennes, sont déjà en exploitation.
Pour les autorités chinoises, l’enjeu ne se résume cependant pas aux investissements et aux infrastructures. Les entreprises chinoises contribuent également à la création d’emplois et au développement des compétences locales grâce au transfert de technologies et de savoir-faire.
La Chambre de commerce des entreprises chinoises en Côte d’Ivoire entend par ailleurs jouer un rôle qui dépasse le strict cadre des affaires. Ses membres ont notamment participé à des rendez-vous économiques comme le Salon international de l’agriculture et des ressources animales (SARA), tout en menant des actions à caractère social et caritatif.
« La Chine est, depuis huit années consécutives, le premier partenaire commercial de la Côte d’Ivoire », a rappelé Wu Jie, qui voit dans cette position un signe de la solidité des relations entre les deux pays.
L’ambassadeur chinois regarde également avec intérêt les nouvelles orientations économiques des deux pays. L’année 2026 marque le démarrage du 15e Plan quinquennal chinois, tandis que la Côte d’Ivoire met en œuvre son nouveau Plan national de développement pour la période 2026-2030.
Dans cette perspective, Wu Jie a rappelé les résultats de la réunion du groupe consultatif sur le PND ivoirien, au cours de laquelle des engagements de financement dépassant 80 milliards de dollars auraient été annoncés. Pour lui, ces perspectives peuvent ouvrir la voie à de nouveaux projets et à une coopération encore plus importante.
La partie ivoirienne entend, elle aussi, profiter de cette dynamique. Jean Ghislain N’Gbichi, représentant le ministère d’État, ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur, a assuré que la diplomatie économique poursuivra son accompagnement des entreprises dans la recherche de financements, l’accès à de nouveaux marchés et le développement des échanges commerciaux.
Il a surtout appelé à mieux tirer parti de l’ouverture du marché chinois aux produits ivoiriens, notamment grâce à l’accord de zéro tarif, présenté comme une opportunité pour accroître les exportations ivoiriennes vers la Chine.
Président de la CCE-CI, Wang Xingyu a pour sa part exprimé sa reconnaissance aux autorités chinoises et ivoiriennes ainsi qu’aux différents partenaires qui soutiennent les entreprises chinoises implantées dans le pays.
Avec une croissance spectaculaire des échanges en 2025 et une multiplication des projets dans plusieurs secteurs, Pékin et Abidjan semblent désormais vouloir inscrire leur partenariat économique dans une nouvelle phase, davantage tournée vers les investissements, les échanges commerciaux et le développement des compétences.
Gwladys Kouamé

