
Comment un pays peut-il transformer durablement son économie et améliorer les conditions de vie de sa population ? C’est autour de cette interrogation que l’ambassadeur de Chine en Côte d’Ivoire, WU Jie, a construit son intervention à l’Institut Confucius de l’Université Félix Houphouët-Boigny, le 22 septembre.
Invité à donner la « première leçon de la rentrée », le diplomate chinois a échangé avec environ 70 participants, dont des membres du personnel chinois de l’Institut et des étudiants ivoiriens. Pendant cette rencontre, il a choisi de revenir sur l’expérience de la Chine et les mécanismes qui ont accompagné son développement.
WU Jie a notamment expliqué le rôle joué par les plans quinquennaux dans la trajectoire chinoise. Ces différents programmes ont permis, selon lui, de fixer des objectifs et d’organiser les grandes priorités du pays sur plusieurs années. Le 15e plan quinquennal, qui ouvre une nouvelle période, s’inscrit dans cette continuité.
L’ambassadeur a ensuite établi un parallèle avec la situation ivoirienne. La Chine entame son 15e plan quinquennal au moment où la Côte d’Ivoire met en œuvre son Plan national de développement 2026-2030. Deux calendriers qui, selon le diplomate, peuvent offrir un terrain favorable à une coopération plus étroite.
Cette proximité des priorités nationales pourrait notamment permettre aux deux pays de renforcer leurs échanges et de développer davantage de projets répondant aux besoins de leurs populations. WU Jie a insisté sur l’importance de transformer cette convergence en actions concrètes dans le cadre de la coopération sino-ivoirienne.
Mais devant les étudiants, son message ne s’est pas limité aux questions de planification économique. Il les a directement interpellés sur leur rôle dans l’avenir de la Côte d’Ivoire.

Le diplomate les a encouragés à valoriser leur formation et leurs compétences pour participer au développement de leur pays. Il leur a également demandé de contribuer au rapprochement entre les deux peuples, en devenant des relais de l’amitié entre la Chine et la Côte d’Ivoire.
À l’Institut Confucius, cette rentrée a donc pris une dimension particulière. Derrière le cours consacré à l’expérience chinoise, l’enjeu était aussi de rappeler aux jeunes leur place dans les relations entre les deux pays et dans les transformations économiques à venir.
Gwladys Kouamé
