
La coopération entre la Côte d’Ivoire et la Chine pourrait connaître de nouvelles avancées dans le secteur de la communication. Le ministre ivoirien de la Communication a reçu, mercredi 2 septembre 2026, à Abidjan, l’ambassadeur de Chine en Côte d’Ivoire, Wu Jie, pour évoquer plusieurs pistes destinées à renforcer les relations entre les deux pays.
La rencontre, qui s’est tenue en présence des directeurs généraux des structures placées sous la tutelle du ministère, a permis d’aborder plusieurs dossiers liés à l’évolution du paysage médiatique ivoirien et au développement des compétences dans le secteur.
Parmi les sujets évoqués figure notamment le projet de future Cité administrative des Médias et sa Médiathèque. La partie ivoirienne souhaite également approfondir les échanges avec la Chine à travers des programmes de formation et d’immersion. Dans ce cadre, le séjour de 25 journalistes ivoiriens en Chine a été au centre des discussions.
L’intelligence artificielle, devenue incontournable dans les métiers de l’information et de la communication, a également retenu l’attention des deux parties. La coopération pourrait ainsi s’étendre davantage aux nouvelles technologies et à leur utilisation dans les médias.
Les échanges ont également porté sur les relations commerciales entre Abidjan et Pékin. Avec l’entrée en vigueur, en mai 2026, de mesures permettant à certains États africains de bénéficier de droits de douane à zéro pour certains produits sur le marché chinois, les autorités ivoiriennes souhaitent profiter de cette ouverture pour accroître les échanges bilatéraux.
L’objectif affiché est ambitieux : faire passer le volume des échanges commerciaux entre la Côte d’Ivoire et la Chine, actuellement évalué à 7,42 milliards de dollars, à plus de 10 milliards de dollars.
Autre sujet abordé lors de l’audience : l’orpaillage clandestin. La question de l’implication de certains ressortissants chinois dans cette activité illégale a été évoquée directement avec l’ambassadeur. À ce propos, le ministre ivoirien s’est félicité de la position exprimée par le gouvernement chinois, qui soutient la politique de fermeté engagée par les autorités ivoiriennes contre l’exploitation minière clandestine.
Cette convergence de vues est perçue comme un élément important dans la volonté des deux pays de lutter contre les activités illégales tout en préservant leurs relations bilatérales.
À travers cette rencontre, Abidjan et Pékin entendent donc élargir leur coopération à de nouveaux domaines. Communication, formation des journalistes, intelligence artificielle, infrastructures médiatiques et échanges commerciaux constituent autant de leviers sur lesquels les deux partenaires souhaitent désormais s’appuyer.
Au-delà des déclarations, cette audience traduit surtout la volonté des deux parties de faire évoluer un partenariat déjà ancien vers des secteurs davantage liés aux transformations technologiques et aux nouveaux besoins de développement de la Côte d’Ivoire.
Mathias Zinsou



















